Jean-Jacques Ampère et l'Abbaye-au-Bois (suite)
[Mme Récamier] → [J.-J. Ampère], 17 janvier 1825, Rome
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« Rome, 17 janvier 1825.
« Votre dernière lettre m'a fait une vive peine ; j'ai besoin de me dire qu'elle fut dictée par une impression passagère. Je ne veux point vous ennuyer de votre bonheur en vous récapitulant toutes les raisons que vous avez d'être content de vous et de votre sort. Mais en vérité vous êtes un ingrat et vous devriez tous les jours remercier Dieu de tout ce qu'il vous a donné. Je compte toujours partir au mois de mars. Je rêve l'été en France, puis le retour en Italie : je passe ma vie à faire des projets, c'est la maladie de ceux qui ne sont pas contents de leur destinée. Vous êtes dans tous mes projets, cela ne peut plus être autrement. J'espère à mon retour trouver de beaux vers et je me fais un bonheur de les entendre dans la petite cellule. »