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L'Enchanteur 1768—1848
Madame Récamier Jean-Jacques Ampère et l'Abbaye-au-Bois (suite)

Jean-Jacques Ampère et l'Abbaye-au-Bois (suite)

Madame Récamier · 1 min de lecture · p. 263 · chapitre 150 sur 209

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Michel Lévy frères, 1874, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Lorsque les cours de l'université furent terminés, Ampère quitta Bonn, afin de visiter avant de rentrer en France Berlin, Dresde, Munich et surtout Weimar, où l'appelait une admiration passionnée pour Goethe. Reçu avec une coquetterie très-bienveillante par le patriarche de la littérature allemande, il traça dans ses lettres à Mme Récamier un portrait vif et saisissant de T'homme de génie qu'il avait été admis à voir dans l'intimité de ses habitudes. Mme Récamier qui ne perdait pas une occasion de faire valoir ses amis, communiquait volontiers les détails, toujours piquants, que renfermaient les lettres d'Ampère. Ce fut par suite d'une communication de cette sorte faite à Henri de Latouche que celui-ci fit insérer dans les colonnes du Globe le tableau de l'intérieur de Gœthe et de la cour de Weimar.

Écrits par un visiteur enthousiaste, ces détails amusèrent fort le public français, mais ne satisfirent qu'à demi l'orgueil germanique. En les voyant imprimés dans le Globe, Mme Récamier s'était inquiétée de l'effet qu'ils pouvaient produire et adressa ce billet à Ampère :