Jean-Jacques Ampère et l'Abbaye-au-Bois (suite)
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J.-J. Ampère atteignit la maison paternelle, le cœur bien gros de regrets, dans les derniers jours de novembre. Grande fut la joie au retour de l'enfant désiré, et cette pensée du bonheur rendu son illustre père compensait en partie pour notre voyageur l'amertume du sacrifice qu'il lui avait fait.
Mais, quelques jours après son arrivée, à l'issue d'un déjeuner où M. Ampère père avait été silencieux, il dit tout à coup, en regardant son fils : « C'est singulier, Jean-Jacques, je croyais que cela m'aurait fait plus de plaisir de te revoir. » - « Hé! que ne me laissiez-vous à Naples alors! » murmura le fils désolé.
• En attendant que les douces habitudes de l'Abbaye-au-Bois fussent rendues au jeune Ampère, une correspondance active le rapprochait des amis qu'il avait quittés. Il travaillait à une seconde tragédie, la Juive, dont le sujet était espagnol; il en avait conçu le plan durant son voyage; ses lettres à lui racontaient sa vie, ses travaux, son ennui; en échange on le tenait au courant des faits et gestes du petit groupe d'amis, revenus à Rome pour assister à l'ouverture du Jubilé. C'est encore Mme Récamier qui lui répondait :