Jean-Jacques Ampère et l'Abbaye-au-Bois (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Michel Lévy frères, 1874, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Ampère n'a en effet jamais témoigné une plus grande fécondité de travail qu'il n'en déploya dans ces neuf dernières années. Soutenu et comme surexcité par le dévouement d'amitié qui s'était emparé de son âme, à peine eut-il terminé l'impression de sa Promenade en Amérique, qu'il se mit avec ardeur à réunir les matériaux, puis à écrire son Histoire romaine à Rome. En même temps qu'il se livrait aux immenses recherches que nécessitait cet ouvrage, il composait un long poëme sur la vie de César, puis un autre sur Alexandre, el enfin une troisième épopée dont saint Paul est le héros. Ceci ne l'empêcha pas de venir faire une courte visite à ses amis de France ; il passa quelques jours à Paris, d'où il annonça à M. de Tocqueville l'intention d'aller le retrouver en Normandie.
Celui-ci lui mandait le 3 août 1856 :