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L'Enchanteur 1768—1848
Madame Récamier [Mme Récamier] → [J.-J. Ampère], 8 octobre 1826

Jean-Jacques Ampère et l'Abbaye-au-Bois (suite)

[Mme Récamier] → [J.-J. Ampère], 8 octobre 1826

Madame Récamier · 1 min de lecture · p. 259 · chapitre 147 sur 209

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Michel Lévy frères, 1874, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« 8 octobre 1826.

« Je suis si touchée du plaisir que vous me dites que vous a causé ma lettre que je ne perds pas un moment pour que vous puissiez encore recevoir ce mot de souvenir Berne. Je vous répète encore que je vous regrette et que j'approuve vos projets. Je verrai souvent monsieur votre père. J'ai été charmé de la dernière conversation que j'ai eue avec lui. Il est résigné à votre absence, il espère beaucoup de l'avenir; il va, comme vous savez, passer quelques jours à Vanteuil. Je le verrai souvent cet hiver; je vais lui demander les vers que vous lui avez envoyés : je suis un peu jalouse de cette préférence, il m'a semblé que j'ai les premiers droits à vos confidences poétiques. Adieu. Cette longue absence est pourtant bien triste, je regrette nos douces habitudes. Amélie est souffrante, on craint encore une fausse couche. Le duc de Laval part dans peu de jours; ma vie s'écoule dans les inquiétudes et dans les regrets. Ecrivez-moi, donnez-moi beaucoup de détails sur vos occupations et soyez ien assuré que vous nous retrouverez comme vous nous avez laissés.

« Je crois pouvoir, comme votre sœur, vous demander de vous adresser à moi si vous aviez quelque embarras momentané dans vos finances. l'ai des prétentions à tous les genres de confidences. Adieu encore, travaillez et pensez à vos amis. J'ai le pressentiment que vous accomplirez votre destinée selon vos vœux. »