Livre VIII · Livre VIII (suite)
Mme Récamier → Mme Lenormant, 23 septembre 1845
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« Quel doux souvenir j'ai emporté de Saint-Eloi ! Que je me trouvais bien au milieu de vous! Avec quelle impatience j'attends le 10 octobre ! J'ai lu à M. de Chateaubriand l'article très-aimable du pèlerinage à Combourg1; la lettre de Juliette était charmante. J'ai vu Mme Guizot et les jeunes personnes qui vous attendent avec une grande impatience.
1. Que M. Lenormant avait visité en parcourant la Bretagne. ↩
« M. Guizot qui s'est trouvé chez sa mère a été très-aimable. J'ai profité de l'occasion pour lui faire une toute petite demande pour M » Robert; il a mis l'empressement le plus gracieux à me remettre pour elle un bon de 200 fr. M. de Salvandy est venu me voir le même jour; il était encore rayonnant des quinze jours qu'il a passés à Eu. J'ai été fort contente de M « Godefroid. M. Ballanche est assez bien ; le pauvre M. Brifaut souffre beaucoup, mais son courage ne se dément pas ; ce qui pourrait paraître frivole dans son esprit devient admirable dans sa triste situation. Mme et MIlle Deffaudis viennent tous les soirs, elles me font de la musique : la voix de Camille est charmante. Voilà une bien longue lettre pour mes pauvres yeux; j'écris comme avec de l'encre blanche, sans voir ce que j'écris. Pourras-tu me lire? Adieu, mon Amélie, adieu. »