Livre VIII · Livre VIII (suite)
Chateaubriand → Mme Récamier, 31 juillet
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« 31 juillet.
« J'attends ce matin un petit mot de vous. Je n'ai pas beaucoup travaillé. Cette aventure sanglante m'a distrait. Le duc de Noailles ne viendra-t-il pas à ce nouveau procès?
« Si l'on propose quelque loi contre la liberté de la presse, je serai obligé d'écrire. Voilà ma grande peine.
« La chaleur est affreuse ici, et bien qu'il m'en coûte, je suis bien aise que vous receviez ces bonnes brises de mer qui vous font respirer; et comme je vis de votre vie, il me semble qu'elles me font du bien à cinquante lieues de distance. »