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L'Enchanteur 1768—1848
Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier M. Mathieu de Montmorency → Mme Récamier, 12 février 1821, Paris

Livre IV · Livre IV (suite)

M. Mathieu de Montmorency → Mme Récamier, 12 février 1821, Paris

Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier · 1 min de lecture · p. 357 · chapitre 106 sur 530

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« Paris, ce 12 février 1821.

« Vous avez été bien aimable de m'écrire, vous qui n'aimez pas beaucoup l'écriture : je suis aussi bien touché de votre occupation relative à moi dans cette triste affaire. Elle nous a occupés samedi d'une manière bien grave et affligeante sous quelques rapports. Je ne sais si je dois vous dire que j'ai voté dans le sens que vous pouviez désirer, après un discours très-remarquable d'un jeune duc de vos amis. Ma conscience l'a permis, ou plutôt ordonné1. Car positivement je ne veux rien accorder à la condescendance, ni même à un motif, le plus propre à influer sur moi, le désir de vous plaire. Adieu, on a de bonnes nouvelles de Berlin ; le roi n'était pas parti, mais on en parlait encore.

1. Il s'agit de l'acquittement du colonel Fabvier. ↩

« Adieu, voilà l'heure qui me presse. Je vous regrette chaque jour, à chaque moment. La meilleure nouvelle à me donner, c'est le jour de votre retour. Ne vous laissez pas engager par vos perfections de générosité ou d'amitié. »