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L'Enchanteur 1768—1848
Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier Mme Delphin → Mme Récamier, 5 février 1812, Lyon

Livre IL · Livre IL (suite)

Mme Delphin → Mme Récamier, 5 février 1812, Lyon

Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier · 1 min de lecture · p. 183 · chapitre 46 sur 530

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« Lyon, 5 février 1812.

«Je ne saurais vous rendre, mon aimable sœur, tout le plaisir que j'ai éprouvé en recevant de vos. nouvelles par vous-même. M. de Montmorency m'a assuré que vous jouissiez de la meilleure santé, que vous supportiez votre exil avec une philosophie toute chrétienne, et que vous receviez, dans le pays que vous habitez, l'accueil le plus flatteur de tout ce qui est capable d'apprécier le mérite. Il m'a ajouté qu'il y avait tout lieu d'espérer que les vœux de votre famille et de vos amis sur votre retour seraient bientôt remplis ; je le désire ardemment, ma bonne sœur, pour vous et pour le bonheur de mon frère, à qui votre absence est bien pénible.

« Je vous remercie de m'avoir procuré l'avantage de connaître M. de Montmorency, dont j'avais ouï parler plusieurs fois avec éloge : sa physionomie annonce tout ce qu'il est. Il m'a fait part de vos bontés pour ma petite-nièce, des soins que vous prenez pour former son cœur'à la vertu. J'aime à croire qu'elle répondra à tout ce que vous faites pour elle, et qu'elle vous donnera un jour les consolations que vous méritez à tant de titres.

« Mon mari et mes enfants ont partagé le plaisirque j'ai eu à m'entretenir de vous ; ils vous font mille compliments. Agréez, chère sœur, l'assurance de mon sincère attachement.

Delphin, née Récamier.