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L'Enchanteur 1768—1848

Livre VIII

Livre VIII (suite)

Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier · 1 min de lecture · p. 526 · chapitre 509 sur 530

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Il en partit le dimanche, Et le lundi il fut pris.

La rime n'était pas riche, mais la France était là tout entière. Des grimauds s'attendrissant sur la bataille de Pavie, qui s'était donnée deux cent vingt ans avant eux, cela vaut mieux que la chapelle élevée à la mémoire de M. le duc d'Orléans, surtout quand on a abattu avec tant de courage la chapelle commencée en souvenir de la mort du duc de Berry. Que nous sommes pleins de conséquence, nous autres Français! que nous sommes dignes de la liberté, et quels nobles transports nous animent contre l'esclavage où nous vivions il y a cinquante ans!

« Eh! bon Dieu, que vous dis-je là? pourquoi viens-je mêler des choses si étrangères à votre mémoire? C'est qu'elle me reporte naturellement à tout ce qu'il y a de bon et de beau.

« Bonsoir pour aujourd'hui. Je vais aller voir un pinson de ma connaissance qui chante quelquefois dans les vignes qui dominent mon toit.

« Vers la fin du mois j'espère être auprès de vous. « Vous me contez gaiement que vous ne voyez plus que des femmes qui ne vous plaisent guère : moi, j'en suis aux curés qui m'envoient des framboises ; si du moins je vous les pouvais porter !

« Je vis ici sur mon passé : il n'est question que du Génie du christianisme, que je barbouillais il y a plus de quarante ans.

(Et de sa main.) - « Mon petit mot maintenant, c'est ma signature. Ma main tremble fort du choc de la douche. A bientôt. »