Livre VIII
Livre VIII (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Le 6 juillet un billet de M. Ballanche apprit à Me Récamier que tout était fini, et que la mort venait de lui enlever son dernier lien terrestre avec son saint ami, dans la personne de la vicomtesse de Laval.
i Aujourd'hui, je n'ai malheureusement point de bulletin à attendre. Elle est morte pleine de jours, hélas ! et de chagrins, survivant à tout ce qu'elle 'eut de plus cher, et pourtant laissant après elle d'aimables traces et de doux souvenirs. Depuis bien des jours, elle ne vivait que pour achever de souffrir. Vous le savez : l'hiver dernier, déjà, on ne croyait pas qu'elle pût vivre encore. C'est inutilement que les jours s'ajoutent aux jours : il faut qu'enfin le dernier arrive. Je me suis informé des funérailles, elles auront lieu demain matin. »
Le voyage de M. de Chateaubriand dans le Midi était un véritable triomphe; il était partout accueilli avec enthousiasme.
Il jouissait des témoignages de sympathie qui lui étaient offerts, et les raconte avec entrain ; nous nous contenterons de citer un des billets qu'il écrivit alors :