Livre VI · Livre VI (suite)
M. de Latouche → Mme Récamier, 1825
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
« Dimanche... 1825.
« Madame , « Si je n'ai point répondu hier à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, c'est que mon premier mouvement avait été d'aller vous porter moi-même l'hommage de ma profonde reconnaissance. J'ai réfléchi depuis qu'il ne fallait pas vous punir d'un bon sentiment par une importunité ; mais croyez que je sens bien vivement tout le prix de votre bonté, toute la grâce adorable de votre obligeance. Le souvenir en vivra autant que moi, et notre pauvre et humble exilée le perpétuera dans sa famille.
« Jouissez du bien que vous faites noblement. Il faudrait être ingrat pour ne pas aimer un peu vos amis, malgré leur fortune et leur puissance, quand vous servez si bien les nôtres. A défaut de pouvoir les obliger, nous écarterons du moins les désobligeances.
« Croyez, Madame, à mon éternel dévouement pour vous. »