Livre V
Livre V (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Parmi les voyageurs français qui arrivèrent à Rome dans l'hiver de 1824 se trouva Dugas-Montbel, le traducteur d'Homère, l'intime ami de M. Ballanche et de M. Ampère, savant aimable et homme excellent, qui vint grossir le cercle dont Mme Récamier était l'âme et le centre. Mais Dugas-Montbel ne faisait en Italie qu'un rapide voyage; il voulait, selon le programme que s'imposent tous les touristes, voir à Rome un carnaval et la semaine sainte, et passer quinze jours à Naples. Li parvint, à force d'instances, à entraîner avec lui le bon Ballanche; ils partirent de Rome le 22 janvier, deux jours avant la mort du cardinal Consalvi. M. Ballanche, tout étonné de se trouver séparé de celle qui remplissait sa vie, lui écrivait de Naples :
« Vous avez le don de me faire changer de patrie, et maintenant c'est Rome qui est devenue ma patrie; je ne vois les heures d'y retourner. »
Quelques jours après, il rendait ainsi compte de l'impression qu'il recevait des horizons de Naples :