Livre IL · Livre IL (suite)
M. de Nesselrode → Mme Récamier, 15 août 1810, Paris
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« Paris, ce 15 août 1810.
« Ce qui me convient le mieux, Madame, c'est de pouvoir vous être utile. Vous m'avez obligé en acceptant ma calèche; et vous m'obligez encore en la gardant tant que vous compterez vous en servir. Je n'en ai aucun besoin dans ce moment-ci, et je ne prévois pas qu'avant la fin de septembre je sois dans le cas d'en faire usage.
« Ce qui me dérange beaucoup plus, c'est la prolongation de votre absence, et, à cet égard, je vous en veux de nous avoir manqué de parole.
« Lorsque Me de Boigne vous parle de Russes, ce n'est que du prince Tufiakin et de moi. Nous avons fait ensemble des courses à Beauregard. Le jeune DivoIT est sur le point d'en faire une à Saint-Pétersbourg. Il espère être de retour dans trois mois. Je le chargerai de vos compliments pour Me Tolstoï, qu'il verra probablement, car il compte pousser jusqu'à Moscou.
« Adieu, Madame, revenez-nous bientôt., Paris est très-maussade sans vous.
« Recevez l'expression de mes sincères et invariables sentiments.
C. Nesselrode.