Aller au contenu
L'Enchanteur 1768—1848
Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier M. de Nesselrode → Mme Récamier, 15 août 1810, Paris

Livre IL · Livre IL (suite)

M. de Nesselrode → Mme Récamier, 15 août 1810, Paris

Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier · 1 min de lecture · p. 156 · chapitre 35 sur 530

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« Paris, ce 15 août 1810.

« Ce qui me convient le mieux, Madame, c'est de pouvoir vous être utile. Vous m'avez obligé en acceptant ma calèche; et vous m'obligez encore en la gardant tant que vous compterez vous en servir. Je n'en ai aucun besoin dans ce moment-ci, et je ne prévois pas qu'avant la fin de septembre je sois dans le cas d'en faire usage.

« Ce qui me dérange beaucoup plus, c'est la prolongation de votre absence, et, à cet égard, je vous en veux de nous avoir manqué de parole.

« Lorsque Me de Boigne vous parle de Russes, ce n'est que du prince Tufiakin et de moi. Nous avons fait ensemble des courses à Beauregard. Le jeune DivoIT est sur le point d'en faire une à Saint-Pétersbourg. Il espère être de retour dans trois mois. Je le chargerai de vos compliments pour Me Tolstoï, qu'il verra probablement, car il compte pousser jusqu'à Moscou.

« Adieu, Madame, revenez-nous bientôt., Paris est très-maussade sans vous.

« Recevez l'expression de mes sincères et invariables sentiments.

C. Nesselrode.