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L'Enchanteur 1768—1848

Livre V

Livre V (suite)

Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier · 1 min de lecture · chapitre 195 sur 530

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Benjamin Constant eut cette année-là deux procès de presse, l'un à l'occasion d'une Lettre à M. Mangin, procureur général près la cour de Poitiers, et l'autre pour une autre Lettre adressée à M. de Carrère, sous-préfet de Saumur. Ces deux procès furent jugés en appel le 6 et le 13 février 1823. Pour le premier, il avait été condamné à un mois de prison et cinq cents francs d'amende; pour le second, la peine était de six semaines et de cent francs.

Benjamin Constant ne venait plus qu'à de rares intervalles chez Mme Récamier, mais il était assuré de trouver en elle, sinon une sympathie absolue, du moins un intérêt fidèle, et il y eut recours. L'appui de M. de Chateaubriand lui fut très-utile dans la circonstance de cette double poursuite.