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L'Enchanteur 1768—1848
Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier Chateaubriand → Mme Récamier, 5 juillet 1822

Livre IV · Livre IV (suite)

Chateaubriand → Mme Récamier, 5 juillet 1822

Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier · 1 min de lecture · p. 424 · chapitre 153 sur 530

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« 5 juillet 1822.

« Ne pourriez-vous écrire d'une manière un peu moins sèche? J'aimerais mieux un mot de vous, comme autrefois, que toute votre politique. Cependant je tiens au congrès, parce que je vous reverrais, s'il y a lieu, dans six semaines. Ainsi, si vous êtes comme autrefois, c'est autant votre affaire que la mienne ; soignez donc cela, et c'est pour cela qu'il faut bien ménager Sosthènes et ses amis. Il faut bien leur mettre dans la tête que si Mathieu lui-même ne va pas au congrès (et il aurait tort politiquement d'y aller), il n'y a personne à y envoyer que moi. Maissi Mathieu allait au congrès, pourquoi n'aurais-je pas le portefeuille des affaires étrangères par interim ?

« Voilà une idée à jeter en avant auprès de Sosthènes et de ses amis, en recommandant la discrétion et le secret. Mais il ne faudrait pas en dire un mot à Mathieu; il prendrait l'épouvante, et tout cela ne veut dire autre chose, sinon que je meurs d'envie d'être dans votre cellule.

« Remerciez pour moi M. Arnault; quand j'aurai lu sa tragédie, je vous en écrirai.

« Je ne conçois pas comment on vous a fait arriver l'affaire de M. Laffon-Ladébat. Tout le monde m'assomme de cette affaire à laquelle je m'emploie très-volontiers et à laquelle je ne peux rien. Mais sûrement, si ce que vous voulez est possible, cela sera fait. »