Livre VI
Livre VI (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Les susceptibilités enfin aplanies entre les deux concurrents par des procédés honorables, le duc de Laval partit pour Vienne et M. de Chateaubriand pour Rome.
Pendant la durée de son absence, c'est-à-dire pendant dix-huit mois, du 14 septembre 1828 au 27 mai 1829, on comprend que tout l'intérêt se concentra pour Me Récamier dans la correspondance de son illustre ami. Nous croyons donc devoir donner presque sans interruption la suite de ces lettres, et nous nous bornerons à éclaircir par des notes tout ce qui, dans cet échange quotidien de pensées . qui continuait à lier l'ami absent à l'Abbaye-au-Bois, aurait besoin de quelques explications.
Quelque temps avant le départ de l'illustre ambassadeur auprès du saint-siége, un génie d'un autre ordre, mais, lui aussi, une des gloires de la France, un conquérant dans le domaine des sciences historiques, Champollion, s'embarquait à Toulon, le 31 juillet, à la tête d'une nouvelle expédition scientifique, et allait demander leur secret aux monuments de l'Egypte; cette fois, il interrogeait le Sphinx à coup sur.
M. Lenormant, l'élève et l'admirateur de Champollion, aujourd'hui son successeur dans la chaire du Collége de France, obtint de l'administration des beaux-arts un congé et l'autorisation de se joindre à l'expédition. Il sera plusieurs fois question de ce voyage dans les lettres de M. de Chateaubriand.