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L'Enchanteur 1768—1848
Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier M. de Montmorency → Mme Récamier, 2 octobre 1810, Fossé

Livre IL · Livre IL (suite)

M. de Montmorency → Mme Récamier, 2 octobre 1810, Fossé

Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier · 1 min de lecture · p. 160 · chapitre 37 sur 530

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« Fossé, près Blois, ce 2 octobre 1810.

« Je ne saurais me refuser, aimable et parfaite amie, à vous écrire au moins quelques mots. Notre première pensée, qui est bien naturellement commune entre vos amis d'ici, portait d'abord uniquement sur votre santé, que vous avez si peu écoutée dans votre parfait dévouement, sur ces souffrances de votre route d'Angervilliers à Paris, qui m'ont été vraiment au cœur. J'espère qu'elles n'auront pas eu de suite et que vous êtes bien remise. Mais notre , amie vient de recevoir à l'instant. par Albert1, votre lettre si parfaite, si dévouée, si détaillée. Je n'ai pas besoin de vous dire tous les sentiments qu'elle nous a fait naître; un seul domine en ce moment en moi : c'est de sentir combien vous avez de générosité et de dévouement dans l'âme. Elle en a été vivement émue et vous l'exprimera sûrement elle-même par le retour de son fils. Je voulais le remplacer, et vous arriver dans la journée de demain; il paraît qu'elle veut absolument me garder deux jours de plus. Ce sera donc samedi soir, au plus tard, que je vous verrai. Jusque-là mes pensées et mes sentiments s'unissent aux vôtres. Que de si bons actes de dévouement ne vous empêchent pas de vous élever, et vous portent au contraire vers la source de tout ce qu'il y a de bon et d'élevé! Adieu, aimable amie.i

1. Le second fils de M=* de Staël, tué en duel dans l'année 1813. ↩