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L'Enchanteur 1768—1848
Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier Chateaubriand → Mme Récamier, 11 avril 1829

Livre VII · Livre VII (suite)

Chateaubriand → Mme Récamier, 11 avril 1829

Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier · 1 min de lecture · p. 357 · chapitre 405 sur 530

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« Samedi. Rome, 11 avril 1829.

« Nous voilà au 11 avril : dans huit jours, nous aurons Pâques, dans quinze jours mon congé, et puis vous voir . Tout disparaît dans cette espérance : je ne suis plus triste, je ne songe plus aux ministres et à la politique. Nous retrouver, voilà tout : je donnerais le reste pour une obole.

« Demain nous commençons la semaine sainte. Je penserai à tout ce que vous m'en avez dit. Que n'êtes vous ici pour entendre avec moi les beaux chants de douleur ! Et puis nous irions nous promener dans les déserts de la campagne de Rome, maintenant couverts de verdure et de fleurs. Toutes les ruines semblent rajeunies avec l'année. Je suis du nombre.

« Mon gros ami Bertin a profité de l'à-propos. Il a très-bien fait ressortir les éloges donnés par le cardinal Castiglioni, et quatre jours après vous aurez appris que ce cardinal était pape, comme récompense de ses éloges. J'attends pour fermer cette lettre l'arrivée de la poste.

« Je tiens une bonne lettre de vous du 30. Je regrette comme vous Rayneval, mais nous ne serons pas assez heureux pour l'obtenir. Je ferai ce que je pourrai pour Andryane. Je vois par la discussion que tout le monde est contre la loi. Que me fait tout cela? Je serai à l'Abbaye-au-Bois dans un mois, ou même avant.

« Voilà un portrait de mon pape par Cottreau. Il est frappant. »