Aller au contenu
L'Enchanteur 1768—1848
Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier La duchesse de Chevreuse → Mme Récamier

Livre IL · Livre IL (suite)

La duchesse de Chevreuse → Mme Récamier

Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier · 1 min de lecture · p. 189 · chapitre 48 sur 530

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« Je vous remercie de tout mon cœur de votre aimable attention. Je suis restée un quart d'heure durant à regarder ma jolie corbeille; ce n'est pas pour rien que j'aimais tant les lis, puisque vous deviez un jour m'en donner une couronne, et cela augmentera ma passion. J'ai bien reconnu ces vers italiens que vous me disiez une fois au spectacle, et je les ai vus là avec bien du plaisir. En tout, ce petit présent est plein de grâce comme tout ce que vous faites, et j'en suis ravie.

« Louise dit que vous souffrez; je voudrais bien vous guérir et que vous ne souffriez plus du tout. J'irais de bon cœur pour cela vous chercher, comme faisaient ces princesses, une plante tout au haut d'un mont, quand même il faudrait me lever au milieu de ma fièvre. Faites-moi le plaisir de croire que je vous aime; jamais je n'ai rien demandé avec plus de désir de l'obtenir.

«Adieu, Madame, dormez bien et que je vous voie bientôt, je vous en prie. Ma belle-mère trouve „6a tasse charmante; l'anglais ne lui a pas été peu sensible, c'est moi qui le lui ai dit.»