Chapitre IX (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris H. Champion, 1912, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Ballanche se laissait bercer par les soins exquis de son hôtesse. Il écrivait à Mme Récamier : « M. et Mme d'Hautefeuille sont d'une perfection d'hospitalité, d'attentions et de prévenances dont on ne peut se faire une idée. Je me couche de très bonne heure, on se tient dans ma chambre, M. et Mme d'Hautefeuille reçoivent leurs visites chez moi autour de mon lit. Je ne me suis point encore remis au travail, mais je ne tarderai pas1. » Il faisait de courtes promenades et jouait aux échecs avec la maîtresse de maison. Il pratiquait, comme il l'affirmait lui-même, le régime pythagoricien, mais il avait trouvé là une seconde Antigone1. Surveillé comme un enfant chéri et pris par le charme de la campagne, le bonheur du retour à Paris lui troublait néanmoins le cœur; ce fut à la fois triste et joyeux qu'il regagna l'Abbaye-aux-Bois.
(1) Souvenirs et correspondance de Mme Récamier, t. II, p. 498. ↩
(1) Lettres citées par E. Herriott. ↩