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L'Enchanteur 1768—1848

Chapitre II (suite)

Ballanche et Mme. d'Hautefeuille. Lettres inedites de Ballanche, Chateaubriand, Sainte-Beuve, Mme. Récamier, Mme. Swetchine, etc · 1 min de lecture · p. 25 · chapitre 7 sur 204

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris H. Champion, 1912, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Et dans la France catholique du 17 mai, il disait : « On peut considérer cet ouvrage comme un Anti-Maistre, une sublime exagération opposée à une sublime exagération.... Rien n'établit la révolte de M. de Lamennais contre le Saint-Siège. On affecte de le surprendre en flagrant délit, on l'appelle un ange déchu. Ce langage n'est pas de notre temps. Satan et Lamennais ne sauraient se rapprocher, cela sent le roussi d'une persécution religieuse. L'esprit de sacristie a de tout temps crié Au feu! Tel n'est pas le langage de l'Église. Le bûcher comme fleur de rhétorique est toujours ridicule. »

Avec moins de brio, mais plus de profondeur, Ballanche observait dans la Revue européenne

(t. xxxiii) :

« On peut considérer ce livre, en certains endroits et même dans tout son ensemble, comme une peinture mystagogique dont les emblèmes quelquefois doux, plus souvent terribles, ne doivent être pris au pied de la lettre. Ainsi, dans les Paroles d'un croyant, tout doit être apprécié en dépouillant chaque chose des proportions gigantesques, exagérées, indéfinies, d'une séance d'initiation. Toujours les grandes visions, les puissantes évocations, les prosopopées plastiques d'une énergique synthèse, mêlent dans l'esprit l'épouvante et l'espérance. »

Il ajoutait à Mme d'Hautefeuille :