Chapitre V (suite)
Mme de Lamartine → [Mme d'Hautefeuille], 1er avril 1837
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris H. Champion, 1912, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Oui, Madame, j'ai désiré lire votre délicieux poème et j'avais bien raison, mais si j'avais pu prévoir toute l'émotion qu'il me causerait, je crois que je n'en aurais pas eu le courage. Je ne puis que le sentir et non le juger, mais c'est une belle chose, j'en suis sûre, sans cela il ne m'aurait pas fait tant de mal. Je suis maintenant tout impatiente de voir votre autre ouvrage que je pourrai lire avec plus de sang-froid et dont je réponds d'avance du succès d'après le talent révélé dans celui-ci.
Ne viendrez-vous pas à Paris, vous me l'avez fait espérer. Personne ne le désire davantage et ne sait mieux vous apprécier.
Croyez, etc,
M. E. de Lamartine.