Chapitre II (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris H. Champion, 1912, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
L'abbé de Lamennais, pour lequel Ballanche avait un faible et qu'il appelait un génie puissamment assimilatif, venait de rompre définitivement avec Rome et l'Église en publiant son fameux livre les Paroles d'un croyant, où se déployaient à leur aise ses deux qualités essentielles, la simplicité et la grandeur2. A l'apparition de ce volume éclata une formidable explosion d'enthousiasme et de haine. « C'est un club sous un clocher ! » disait Chateaubriand. « C'est 93 qui fait ses Pâques ! » s'exclamait Michaud. Le baron d'Eckstein écrivait à Mme d'Hautefeuille :
(2) Alfred de Vigny disait de Lamennais : « Il n'est pas coupable de chercher la vérité, mais il l'est de l'affirmer avant de l'avoir ↩