Chapitre VII
[Ballanche] → [Mme d'Hautefeuille], 11 janvier 39
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11 janvier 39.
Vous avez mille fois trop raison de vous plaindre de mon silence. Je crains, en vérité, de finir par oublier d'écrire. Et toutefois, je suis assez confiant pour être certain que vous ne doutez pas, en aucune façon, de tous mes souhaits les plus illimités.
Je continue à être de plus en plus rassuré sur la santé de Mme Récamier qui, je l'espère, jouira un peu plus de votre prochaine présence à Paris.
M. Debécourt a souvent ma visite ; je sais que votre impression marche avec plus de rapidité que je ne l'espérais.
J'ai causé avec lui du second titre. Il a préféré, sans hésitation, celui-ci :
Gloires et douleurs de la Vierge Marie.
J'avoue que, moi aussi, je le préfère à :
Narrations sur la Vierge Marie.
Mais je crois que je préfère encore le premier titre tout seul :
Le Lys d'Israël.
Le public sait déjà ce que doit contenir le livre ; il est attendu; toute explication, à mon avis, est inutile. Ceux qui ne le savent pas encore l'apprendront.
Je ne sais si je vous ai dit que Saint-Chéron se met à votre disposition pour tout ce qu'il pourra dans l'intérêt de la publicité. Il désire fort qu'à présent vous vous occupiez de Jeanne d'Arc. Il prétend que ce sujet vous revient de droit.
Hélas ! notre princesse Marie a succombé1.
Nous avons de bonnes nouvelles d'Ampère.
La coalition n'avait point mes sympathies.
(1) La princesse Marie d'Orléans, duchesse de Wurtemberg, qui mourut le 2 janvier. ↩
Mille tendres amitiés et toutes mes respectueuses affections pour tous.
Hébal.