Chapitre IV (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris H. Champion, 1912, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Ballanche édifiait ses œuvres de façon particulière. Il travaillait en public sans que le bruit, le mouvement, la conversation l'incommodât le moins du monde. Sa pensée se concentrait dans une portion de son cerveau, tandis que l'autre fournissait aux entretiens souvent les plus élevés. Cette double opération le fatiguait beaucoup, mais il ne pouvait s'y soustraire. « Je suis, disait-il, comme une femme grosse qui porte toujours son fruit avec elle. » C'est probablement pour cette raison que ses envies se traduisaient par des langueurs invraisemblables chez un pareil homme.