Chapitre IV
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris H. Champion, 1912, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Ballanche rentre dans Paris juste pour assister au résultat de l'attentat commis par le Corse Fieschi, c'est-à-dire la triste cérémonie où l'on pouvait voir un enterrement de quatorze corbillards, dont le premier était celui d'une jeune fille et le dernier celui d'un maréchal de France. Le gouvernement répondit à ce crime par des mesures de rigueur sous forme de lois contre la presse; l'une entre autres était particulièrement draconienne. Le placide savant écrivit aussitôt à Mme Récamier en jugeant mauvais ce calcul du pouvoir, ajoutant que ceux pour lesquels on a de la condescendance n'en savent aucun gré et que ceux contre lesquels on veut faire de la force s'exaspèrent de plus en plus1. Il en parlait ainsi à Mme d'Hautefeuille :
(1) Lettre citée par Édouard Herriott : Me Récamier et ses amis. Paris, 1904. Cet ouvrage est le meilleur et le plus complet qui ait été écrit sur la belle Juliette. ↩