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L'Enchanteur 1768—1848

Chapitre II (suite)

[Ballanche] → [Mme d'Hautefeuille], 10 juillet 1834

Ballanche et Mme. d'Hautefeuille. Lettres inedites de Ballanche, Chateaubriand, Sainte-Beuve, Mme. Récamier, Mme. Swetchine, etc · 1 min de lecture · p. 28 · chapitre 10 sur 204

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris H. Champion, 1912, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

10 juillet 1834.

Vous êtes mille fois trop bonne de vous être inquiétée de ma santé.

M. de Kergorlay a eu la bonté de me venir voir plusieurs fois, et il a dû vous dire que j'allais de mieux en mieux.

Il a eu la bonté de me venir voir l'avant-veille du jour où il se disposait à aller passer une journée auprès de vous.

Ainsi, je pense que vous êtes parfaitement rassurée sur moi.

Je ne suis plus qu'un peu faible. Au reste, j'ai été vivement, mais non gravement frappé. Le travail n'y a été pour rien; c'est un certain état hostile de l'atmosphère qui m'a saisi dans un moment où jamais je ne m'étais mieux trouvé de santé.

Si je ne vous écris pas plus au long, c'est parce que j'aurais trop de choses à vous écrire.

Un mot cependant. M. de Lamennais a fait une trouée qui me facilite beaucoup. J'aurai moins de détours à faire pour arriver au corps de la place.

M. Lacordaire a pris une position qui n'est pas tenable. Et, philosophiquement parlant, il a soutenu une thèse absurde1.

(1) Lacordaire avait ouvert au collège Stanislas des conférences qui effrayaient fort l'autorité universitaire. ↩

Mille et mille actions de grâces pour tout votre si aimable intérêt. Et veuillez bien offrir, de ma part, à M. d'Hautefeuille l'expression de tous mes sentiments les plus élevés.

Hébal.