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L'Enchanteur 1768—1848

Chapitre V (suite)

[Ballanche] → [Mme d'Hautefeuille], 11 mai 37

Ballanche et Mme. d'Hautefeuille. Lettres inedites de Ballanche, Chateaubriand, Sainte-Beuve, Mme. Récamier, Mme. Swetchine, etc · 1 min de lecture · p. 83 · chapitre 58 sur 204

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris H. Champion, 1912, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

11 mai 37.

Mme Récamier est en convalescence, mais une convalescence bien pénible : toujours de mauvaises nuits et absence de sommeil, toujours de l'agitation. J'attends avec bien de l'impatience la belle saison et la campagne. Je n'ai eu qu'un rhume, mais un rhume qui a fini par ressembler à une grippe. J'ai aussi la tête un peu prise. Mme Villars est fort souffrante. Je lui ai donné une garde. Paris fait pitié pour son épidémie ridicule.

Quant à Mme Récamier, ce n'est point la grippe ordinaire, c'est la grippe attaquant des organes déjà souffrants depuis longtemps. Je lui dirai toutes vos tendresses.

Le silence; et ses yeux l'empêchent de lire, et personne autour d'elle pour lui faire la lecture. Ceci est fort triste.

Voici qui est aussi fort triste. M. de Lamennais s'est fait directeur d'un journal1, Je vous envoie l'article d'introduction par lequel il commence sa nouvelle carrière de journaliste.

(1) Le journal le Monde qu'il dirigea seulement trois mois. ↩

Je n'ai point vu Mme Swetchine. J'ai vu une seule fois M. de Lamartine. Le baron d'Eckstein est venu me voir hier.

J'ai encore votre préface.
J'ai reçu, ce matin, votre épreuve.
C'est demain dimanche.
Je vous écrirai lundi par la poste.
Mille tendres et respectueuses amitiés.

Hébal.

Imaginez donc que je n'ai pas encore jeté les yeux sur l'énorme travail de M. Sivry.

Mon Dieu ! qu'il y a des jours d'incapacité, sans parler des jours d'inquiétude et de chagrin !

Hébal.