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L'Enchanteur 1768—1848
Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier Le duc Mathieu de Montmorency → Mme Récamier, 1er juin 1825, Compiègne

Livre VI · Livre VI (suite)

Le duc Mathieu de Montmorency → Mme Récamier, 1er juin 1825, Compiègne

Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier · 1 min de lecture · p. 179 · chapitre 291 sur 530

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« Compiègne, ce mercredi 1er juin 1825.

« J'ai appris hier à Reims, par la poste, que vous étiez enfin arrivée, aimable amie, dans ce Paris que vous avez quitté si longtemps et où je serai heureux de vous retrouver lundi. Convenez que nous ne nous arrangeons pas bien, ou du moins que les devoirs et les grandes occasions ne s'arrangent pas bien pour nous. Huit grands jours encore perdus pour prolonger notre séparation, outre les courses de campagne et d'été qu'il faut encore prévoir! Mon successeur aura été plus heureux : car je crois qu'il était parti dès avant-hier soir de Reims, et il pourra vous raconter que, dans la seconde grande cérémonie, qui l'intéressait personnellement, il a représenté côte à côte avec M. de Villèle; je vous raconterai cela et bien d'autres choses. Mais qu'il y a encore à attendre à mon gré !

« Je renvoie tout à nos conversations, au-devant desquelles mon cœur vole. J'espère bien lundi aller vous voir dès avant le dîner; mais je ne puis partir d'ici qu'après le roi, et j'espère que vous aurez été voir le magnifique cortége.

« Si vous aviez été bien aimable et moins paresseuse, vous m'auriez écrit quelques mots ici ; vous m'auriez donné des nouvelles de la santé d'Amélie et de l'impression qu'elle reçoit de la France et de notre climat.

« Adieu, adieu. Soyez encore la bien arrivée et plaignez moi de ce retard.

Mathieu.