Livre VI · Livre VI (suite)
La duchesse de Broglie → Mme Récamier, 1826
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M.Levy, 1860, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
« Samedi saint, 1826.
« Ah ! mon Dieu, mon Dieu ! chère amie, quel événement ! Combien je vous plains ! je pense à vous avec déchirement. Tout le passé s'est représenté à moi, j'ai cru voir la douleur de ma pauvre mère1, et je pense à la vôtre, chère amie, qui doit être affreuse.
1. Me de Staël. ↩
« Mais quelle belle mort! Ainsi lui-même l'aurait choisie, le lieu, le jour, l'heure. La main de Dieu, de ce Dieu sauveur dont il célébrait le sacrifice, est là ! Il est à présent avec lui! Chère amie, faites-moi donner de vos nouvelles, dites-moi quand je pourrai vous voir : j'ai besoin de pleurer avec vous, pour vous. Je vous serre contre mon cœur, en vous recommandant à ce Dieu qui a rappelé à lui notre pauvre ami. »