Correspondance
CXLIV. Chateaubriand → M. de Marcellus, 15 juillet 1823, Paris
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Paris, 15 juillet 1823.
Un courrier russe part pour Londres; j'en profite pour vous avertir que le prince de Metternich va ouvrir une espèce de négociation pour engager l'Angleterre à rentrer dans l'alliance continentale. C'est dans une de mes causeries avec M. le baron de Vincent que M. de Metternich a puisé cette pensée. J'avais dit à cet ambassadeur ce que je vous écris depuis deux mois : « Voilà pour l'Angleterre une belle occasion de se tirer du mauvais pas où elle s'est jetée; » et là-dessus le prince, qui veut jouer un peu plus que son rôle, a imaginé ceci. Ce sont de bien bonnes intentions; Dieu veuille qu'elles soient remplies !
M. de Polignac se met demain en route pour aller vous rejoindre. Avant son arrivée, je veux vous dire que vous avez mené nos affaires › Londres à la grande satisfaction de votre pays, de votre roi et de vos chefs.