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L'Enchanteur 1768—1848
Souvenirs diplomatiques XXXII. M. de Marcellus → Chateaubriand, 30 Janvier 1823, Londres

Correspondance

XXXII. M. de Marcellus → Chateaubriand, 30 Janvier 1823, Londres

Souvenirs diplomatiques · 1 min de lecture · p. 131 · chapitre 41 sur 163

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de M. Lévy frères, 1858, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Londres, 30 Janvier 1823.

Le discours du roi à l'ouverture de la session, prononcé à Paris le 28, se vendait dans les rues de Londres le 29.

a Vous allez passer la frontière, » m'a dit M. Canning; « combien de temps nous donnez-vous encore avant de vous lancer dans cet abîme de malheurs? » - « Pouvons-nous encore, » a ajouté lord Liverpool, « dire, dans le discours de notre roi, que tout espoir de paix n'est pas perdu? »- J'ai répondu, sans hésiter, que si cet espoir repose sur quelque nouvelle de Madrid annonçant des dispositions à nous satisfaire, la phrase ne peut'compromettre la parole royale; mais que si elle sous-entendait le désistement du gouvernement français, une telle assurance ne se peut donner; car la lighe tracée par le discours du roi de France reste irrévocable.

Le duc de Wellington, surpris lui-même du discours du roi, en a cependant parlé avec réserve. - Convenez, » m'a-t-il dit en souriant, « que vous avez à Paris des gens bien déraisonnables › - Sans doute, ai-je répondu, mais ils sont en minorité. Avouez qu'il n'en est pas de même à Madrid, et qu'il y en a aussi passablement à Londres. - Sa Grâce a souri de nouveau, et a paru penser comme moi. M.