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L'Enchanteur 1768—1848
Metternich, portrait par Thomas Lawrence

Personnes

Metternich

15 mai 1773 – 11 juin 1859 ·

Le chancelier autrichien, maître du système européen, que Chateaubriand affronte à Vérone et dont il critique la politique dans le Congrès de Vérone.

En bref

Naissance15 mai 1773 — Coblence
Mort11 juin 1859 — Vienne
Sépulturetombeau des Metternich
RencontresVérone, 1822 (« Personne ne se souvient des discours que nous tenions autour de la table du prince de Metternich », livre XXXIX, chapitre 3).
Dans les Mémoires21 mentions (relevé automatique) : livres XXIII (11, 12) ; XXVII (3) ; XXVIII (1, 3, 13) ; XXIX (13) ; XXX (6) ; XXXI (8) ; XXXII (10) ; XXXIII (10) ; XXXVI (12) ; XXXVII (3, 9) ; XXXVIII (1, 5) ; XXXIX (3) ; XL (6, 7) ; XLII (8).
RéférenceWikidata Q45662
Correspondance4 lettres dans la Correspondance (4 écrites).

Le chancelier

Klemens von Metternich (1773-1859), ministre des Affaires étrangères puis chancelier d’Autriche, est l’adversaire de Chateaubriand dans toutes ses années diplomatiques. Pendant les Cent-Jours déjà, ses agents négocient à Bâle avec ceux de Fouché :

« […] abdication manigancée à Bâle entre les agents de Fouché et du prince Metternich : il n’y eut rien qu’une ridicule attrape politique. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIII, chapitre 12. · Lire le passage

Vérone, 1822

« Le prince de Metternich, feignant d’être russe en détestant la Russie, hâblait sur la guerre sans la vouloir : il craignait en Espagne nos succès pour la force qu’ils rendraient à nos armes, nos revers pour l’activité qu’ils ajouteraient à l’esprit révolutionnaire. »

Chateaubriand, Congrès de Vérone, 1838. · Lire le passage

« M. de Metternich surtout se montra fort gracieux; et, dans une conversation, il s’ouvrit à nous sur la crainte que lui inspirait la guerre d’Espagne […] »

Chateaubriand, Congrès de Vérone, 1838. · Lire le passage

« Je sais combien il craint les journaux ; je l’ai vu à Vérone quitter les affaires les plus importantes, s’enfermer tout éperdu avec M. de Gentz, pour brocher un article en réponse au Constitutionnel, et aux Débats. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXVI, chapitre 10. · Lire le passage

« Personne ne se souvient des discours que nous tenions autour de la table du prince de Metternich ; mais, ô puissance du génie ! aucun voyageur n’entendra jamais chanter l’alouette dans les champs de Vérone sans se rappeler Shakespeare. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXIX, chapitre 3. · Lire le passage

Le ministre de la guerre d’Espagne, 1823-1824

« J’avais devant moi une France ennemie des Bourbons et deux grands ministres étrangers, le prince de Metternich et M. Canning. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXVIII, chapitre 1. · Lire le passage

« A la table où elle me fit jouer, elle plaça comme adversaires les deux premiers ministres du jour, le prince de Metternich et M. Canning ; je gagnai contre eux la partie. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXIII, chapitre 10. · Lire le passage

Renvoyé du ministère le 6 juin 1824, il écrit à l’ambassadeur à Vienne :

« Il est probable que ma destitution fera grand plaisir à M. de Metternich pendant une quinzaine de jours. »

Chateaubriand au marquis de Caraman, 22 juin 1824, Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXVIII, chapitre 3. · Lire le passage

L’Orient et Rome, 1828-1829

« […] ce qu’il y a de singulier, c’est que le prince de Metternich se montra moins opposé à l’esprit de ma Note que M. Canning. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIX, chapitre 13 (Note sur les affaires d’Orient). · Lire le passage

Au conclave de 1829, l’Autriche pousse le cardinal Albani, qui devient secrétaire d’État de Pie VIII (voir la fiche de Pie VIII) ; l’ambassadeur écrit à Paris :

« Ainsi, que le cardinal Albani ait une pension du prince de Metternich ; qu’il soit le parent du duc de Modène […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXX, chapitre 6. · Lire le passage

Juillet 1830

« M. de Metternich témoigna une joie indicible. Bientôt, ayant appris la vérité, ce dernier fut aussi consterné qu’il avait été ravi : il déclara qu’il s’était trompé, que l’opinion était décidément libérale […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXI, chapitre 8. · Lire le passage

La frontière de Bohême, 1833

En mai 1833, en route pour Prague, Chateaubriand est arrêté à Waldmünchen faute de visa autrichien :

« Je suis connu personnellement de votre souverain et du prince de Metternich. − Vous ne passerez pas. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXVI, chapitre 9. · Lire le passage

« Ce petit incident peut plaire et déplaire tout à la fois au prince de Metternich. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXVI, chapitre 10. · Lire le passage

La légende de la Vallée-aux-Loups

« On racontait à Vienne, il y a deux ou trois lustres, que je vivais tout seul dans une certaine vallée appelée la Vallée−aux−Loups. Ma maison était bâtie dans une île : lorsqu’on voulait me voir, il fallait sonner du cor au bord opposé de la rivière. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXVIII, chapitre 8. · Lire le passage

« […] cette histoire de Vienne m’a toujours charmé : M. de Metternich ne l’a pas sans doute inventée ; il n’est pas assez mon ami pour cela. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXVIII, chapitre 8. · Lire le passage

Sources et documents

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres XXIII (11, 12), XXVIII (1, 3, 13), XXIX (13), XXX (6), XXXI (8), XXXIII (10), XXXVI (9-12), XXXVIII (8), XXXIX (3)
Chateaubriand, Congrès de Vérone, 1838 (lire en ligne)
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres XXVIII et XXXIX

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