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L'Enchanteur 1768—1848
Souvenirs diplomatiques CVI. Chateaubriand → M. de Marcellus, 26 mai 1823, Paris

Correspondance

CVI. Chateaubriand → M. de Marcellus, 26 mai 1823, Paris

Souvenirs diplomatiques · 1 min de lecture · p. 270 · chapitre 115 sur 163

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de M. Lévy frères, 1858, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Paris, 26 mai 1823.

Je n'ai rien à vous dire aujourd'hui; il ne faut pas se le dissimuler, rien n'est fini tant que nous n'aurons pas le roi. Comment l'avoir? C'est là la difficulté; et c'est en cela, je le répète, que l'Angleterre pourrait avoir une influence immense. Sir Henry Wellesley1 m'a dit quelque chose sur ce point de la part de M. Canning; mais tout cela a été vague et sans conclusion. Mon opinion est qu'on n'aura le roi que par un coup monté à Séville ou à Cadix. Ne pourriez-vous trouver à Londres quelques-uns de ces hommes entreprenants si communs dans ce pays, qui l'enlèveraient pour un ou deux millions ? Songez à cela1.

(1) Depuis, lord Cowley. ↩

(1) Je ne répondis rien à cette ouverture de M. de Chateaubriand ; mais peu de mois après j'appris que quelques Anglais avaient proposé à M. de Villèle de se rendre à Cadix avec un bateau à vapeur d'une marche supérieure, et d'y enlever le roi par un jour de calme. Le ministre les avait refusés, dans la crainte que les Cortès ne vinssent à s'emparer de ce dénoûment pour emmener le roi en Afrique ou aux Canaries, et que la barque mercenaire, loin d'aider à la délivrance, ne fit que resserrer la captivité. ↩