Correspondance
XIV. M. de Marcellus → Chateaubriand, 31 décembre 1822, Londres
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Le Moniteur de dimanche 29 est arrivé cette nuit. Nous y lisons l'ordonnance royale qui place en vos mains le portefeuille' des affaires étrangères. L'ambassade de Londres est sans doute la seule où cette nouvelle soit accueillie sans plaisir. Vous êtes entouré de tant de félicitations, que vous voudrez bien nous permettre de n'en point mêler à nos regrets.
« Quoi donc! » me disait hier M. Canning, M. de Villèle, que le duc de Wellington a trouvé entièrement prononcé contre le système hostile, emporte; et M. de Montmorency, qui voulait à Paris comme à Vérone l'entrée en campagne, quitte le ministère. Au reste, sa retraite, si elle • est un gage de paix, ne sera certes pas vue ci avec peine; mais je ne comprends guère en tout cela l'attitude que va prendre M. de Chateaubriand. » - Il vous l'expliquera lui-même, ai-je répondu. Mais d'avance, croyez bien que l france ne se relâchera en rien de ses mesures, et qu'elle adoptera les dispositions les plus efficaces pour arrêter en Espagne la révolution et l'anarchie. M.