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L'Enchanteur 1768—1848
Souvenirs diplomatiques CXXXIV. Chateaubriand → M. de Marcellus, 3 juillet 1823, Paris

Correspondance

CXXXIV. Chateaubriand → M. de Marcellus, 3 juillet 1823, Paris

Souvenirs diplomatiques · 1 min de lecture · p. 329 · chapitre 143 sur 163

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de M. Lévy frères, 1858, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Paris, 3 juillet 1823.

Je vous envoie le bulletin qui m'arrive ce matin de Madrid, et qui ne sera dans le Moniteur que demain. Nouvelle victoire! tout est maintenant à Cadix. Nous croyons ici que les ordres du cabinet, pour sir W. A'Court, sont de rester à Séville, et d'aller à Gibraltar, ou même à Cadix, si la vie du roi était compromise. Vous voyez que ce ne serait qu'un misérable prétexte pour faire une chose indigne comme gouvernement, et dangereuse pour nous. Il faut s'attendre à tout de gens que nos succès désolent. Si nous obtenons vite Ferdinand, notre position politique sera la première en Europe. Mais l'Angleterre pourrait encore la partager avec nous, et se relever de la misérable attitude qu'elle a prise, en exigeant la remise du roi. Comment souffre-t-elle que cent soixante coquins tiennent les puissances en armes et l'Europe en souffrance?