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L'Enchanteur 1768—1848

Deuxième partie

Macduff

Essai sur la littérature anglaise · 1 min de lecture · p. 115 · chapitre 38 sur 107

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Œuvres complètes, Furne, 1859 (Essai sur la littérature anglaise), non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

L'Ecosse est-elle toujours aussi malheureuse?

Rosse

Hélas ! déplorable patrie! elle est presque effrayée de connaître ses propres maux. Ne l'appelons plus notre mère, mais notre tombe. On n'y voit plus sourire personne, hors l'enfant qui ignore ses malheurs. Les soupirs, les gémissements, les cris frappent les airs, et ne sont point remarqués. Le plus violent chagrin semble un mal ordinaire; quand la cloche de la mort sonne, on demande à peine pour qui.

Macduff. O récit trop véritable !

Malcolm

Quel est le dernier malheur?

ROSSE, à Macduff.

Votre château est surpris, votre femme et vos enfants sont inhumainement massacrés...

Macduff. Mes enfants aussi?

Rosse

Femmes, enfants, serviteurs, tout ce qu'on a trouvé.

Macduff. Et ma femme aussi?

Rosse

Je vous l'ai dit.

Malcolm

Prenez courage; la vengeance offre un remède à vos maux. Courons, punissons le tyran.