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L'Enchanteur 1768—1848
Essai sur la littérature anglaise L'ange et l'enfant a une mère. Un ange au radieux visage,

Cinquième partie

L'ange et l'enfant a une mère. Un ange au radieux visage,

Essai sur la littérature anglaise · 1 min de lecture · p. 301 · chapitre 101 sur 107

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Œuvres complètes, Furne, 1859 (Essai sur la littérature anglaise), non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Penché sur le bord d'un berceau,

Semblait contempler son image

Comme dans l'onde d'un ruisseau.

« Charmant enfant qui me ressemble,

« Disait-il, oh! viens avec moi :

« Viens, nous serons heureux ensemble,

« La terre est indigne de toi.

« Là, jamais entière allégresse :

« L'âme y souffre de ses plaisirs;

« Les cris de joie ont leur tristesse ;

« Les voluptés ont leurs soupirs.

« Eh quoi ! les chagrins, les alarmes,

« Viendraient troubler ce front si pur,

« Et par l'amertume des larmes,

« Se terniraient ces yeux d'azur!

« Non, non, dans les champs de l'espace

« Avec moi tu vas t'envoler;

« La Providence te fait grâce

« Des jours que tu devais couler. »

1 On peut lire dans un des numéros du National, un article excellent sur ces auteurs anglais de la classe du peuple.

Et secouant ses blanches ailes,

L'ange à ces mots a pris l'essor

Vers les demeures éternelles.....

Pauvre mère, ton fils est mort.

Si M. Reboul à pris femme parmi les filles de Cérès et que cette femme devienne sa muse, la France aura sa Fornarina. Voici quelques vers d'un facteur de la poste aux lettres, au bureau de Poligny :