Deuxième partie
Cinquième et dernière époque littérature sous les Tudors
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Œuvres complètes, Furne, 1859 (Essai sur la littérature anglaise), non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Jusqu'ici la poésie anglaise s'est montrée à nous, catholique : les Muses habitaient au Vatican et chantaient sous le dôme à moitié formé de Saint-Pierre, que leur élevait Michel-Ange : maintenant elles vont apostasier et devenir protestantes. Leur changement de religion ne se fit pourtant pas sentir d'une manière bien tranchée, car la Réformation eut lieu avant que la langue fût sortie de la Barbarie : tous les écrivains du premier ordre parurent après le règne de Henri VIII. On verra ma remarque au sujet de Shakespeare, de Pope et de Dryden.
Quoi qu'il en soit, un grand fait domine l'époque où nous entrons : de même que j'ai peint au lecteur le Moyen âge, avant de lui parler des auteurs de ces bas siècles, il me semble convenable d'ouvrir la seconde partie de cet Essai par quelques recherches sur la Réformation. Comment fut-elle préparée? Quelles en ont été les conséquences pour l'esprit humain, pour les lettres, les arts et les gouvernements? Questions dignes de nous arrêter.