Chapitre IV. Chateaubriand est nommé secrétaire d'ambassade (suite)
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(1-2) Mots enlevés par le cachet.
Parmi les juvéniles et charmantes confidences qui font de cette lettre un document psychologique précieux à étudier (c'est presque dire que Villemain n'y a pas touché), certains mots échappent au secrétaire qui dénotent une tendance bien dangereuse.
Le subordonné semble, déjà, vouloir conseiller et mener - protéger son chef hiérarchique : « Si le cardinal est bien conseillé, il n'y a rien qu'il ne puisse obtenir. L'ingrat qui s'était laissé prévenir contre le plus zélé de ses serviteurs. Il ne sait pas tout ce qu'il me doit de faveur dans ce moment... Je l'avertirai de ce qu'il doit faire... »
A Lyon, il n'oublie pas le Génie du Christianisme. S'il en était distrait par la nouveauté de son titre, l'enthousiasme universel le lui rappellerait à chaque pas. Il traite avec le libraire Ballanche, qui l'avait visité à Paris en 1801 et 1802; de ce libraire, il va faire son ami pour toujours. Et le voici qui détaille à Migneret les arrangements nouveaux d'éditions et de vente :