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L'Enchanteur 1768—1848
Chateaubriand, sa femme et ses amis Chateaubriand → [Pie VII], 28 septembre 1802, Paris

Chapitre III. Lettres de France. (Mai 1800-mai 1803) (suite)

Chateaubriand → [Pie VII], 28 septembre 1802, Paris

Chateaubriand, sa femme et ses amis · 1 min de lecture · chapitre 36 sur 167

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Bordeaux : Féret, 1896, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Très Saint père,

Ignorant si ce faible ouvrage obtiendrait quelque succès, je n'ai pas osé d'abord le présenter à Votre Sainteté. Maintenant que le suffrage du public semble le rendre digne de vous être offert, je prends la liberté de le déposer à vos pieds sacrés.

Si Votre Sainteté daigne jeter les yeux sur le quatrième volume, elle verra les efforts que j'ai faits pour venger les autels et leurs ministres des insultes d'une fausse philosophie. Elle y verra mon admiration pour le Saint Siège et pour le génie des Pontifes qui l'ont occupé. Elle me pardonnera peut-être d'avoir annoncé leur glorieux successeur qui vient de fermer les plaies de l'Eglise. Heureux si Votre Sainteté agrée l'hommage que j'ai rendu à ses vertus, et si mon zèle pour la cause de la religion peut me mériter sa bénédiction paternelle.

Je suis, avec le plus profond respect, de Votre Sainteté, le très humble et très obéissant serviteur.

De Chateaubriand1.

(1) Cette lettre faisait partie de la collection de M. Veydt, de Bruxelles. Elle porte, en tête, la note: « R. 9 febbraio 1803. » (L'Amateur d'autographes.) ↩

Paris, ce 28 septembre 1802.