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L'Enchanteur 1768—1848
Chateaubriand, sa femme et ses amis [Chateaubriand] → M. Guéneau de Mussy, 20 décembre 1803, Rome

Chapitre VI. Étude psychologique. Les deux époux (suite 5)

[Chateaubriand] → M. Guéneau de Mussy, 20 décembre 1803, Rome

Chateaubriand, sa femme et ses amis · 1 min de lecture · chapitre 92 sur 167

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Bordeaux : Féret, 1896, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

A M. Guéneau de Mussy.

Rome, 20 décembre 1803.

Votre lettre, mon jeune ami, m'a fait pleurer ; j'ai été très sensible aux marques de votre bon cœur dans cette circonstance, d'autant que ma peine est extrême. Ce n'est pas une de mes moindres peines de penser que les personnes qui devaient le mieux me connaître1 ont cru qu'il y avait peut-être quelque imprudence, quelque fausse démarche de ma part, tandis que j'étais exposé aux plus infâmes calomnies, que j'avais le poignard italien (dirigé par la philosophie française) suspendu sur le cœur... Les infâmes ! n'ont-ils pas mêlé une femme adorable, ma bienfaitrice, et j'ose dire à présent une sainte, à leurs propos ? L'auteur du Génie du Christianisme ne devait-il pas demander le divorce ?

(1) M. Molé, Mme de Vintimille. ↩