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L'Enchanteur 1768—1848
Chateaubriand, sa femme et ses amis Chapitre II. Correspondance de l'exil (suite)

Chapitre II. Correspondance de l'exil (suite)

Chateaubriand, sa femme et ses amis · 1 min de lecture · chapitre 14 sur 167

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Bordeaux : Féret, 1896, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Chateaubriand traitait Fontanes en véritable et unique ami. En lui remettant le soin de ses intérêts et de son avenir, il se permet de le gourmander, de le menacer familièrement de sa colère; il lui reproche d'oublier, au sein du bonheur, son ami malheureux. Il compte sur son crédit, son amitié et son zèle.

En vérité, sauf le génie, don du ciel, qu'est-ce que Chateaubriand ne dut pas alors à Fontanes ? Et même ce beau génie, n'est-ce pas Fontanes, aidé de Joubert, qui va le purifier des scories, lui ménager, avec le suffrage des grands, l'appui du journal officiel, le proclamer au moment opportun, l'annoncer comme une merveille?