Chapitre VII. Premiers temps de la vie conjugale. (Février 1804 - juillet 1806) (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Bordeaux : Féret, 1896, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Les deux époux vivaient donc enfin de la même vie. Après douze années de séparation, le soleil de la jeunesse brillait encore sur les deux fronts. Mme de Chateaubriand n'était âgée que de vingt-neuf ans, et lui de trente-cinq.
S'il y avait accord et joie au foyer reconstitué, on en peut juger par les lettres de Chateaubriand écrites en ces premières années. De ces mots s'y rencontrent qui dénotent, sinon le bonheur inconciliable avec une nature vouée, comme la sienne, à l'impossible, du moins une paix, ou, si ce mot dit trop, un apaisement, une douceur de mélancolie :