Chapitre III. Lettres de France. (Mai 1800-mai 1803) (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Bordeaux : Féret, 1896, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Encore quinze jours, écrivait-il à Fontanes, le 31 septembre 1801. Son travail était donc terminé au milieu d'octobre, le grand travail commencé en 1799 sur la rive étrangère.
Après un séjour de six mois à Savigny, il revint à Paris et dut remettre son manuscrit aux imprimeurs vers la fin de novembre.
Le Génie du Christianisme parut au printemps de 1802. Au printemps, comme Atala, « la colombe avant-courrière qu'on avait envoyée hors de l'Arche, et qui avait rapporté le rameau. »
« Le Génie du Christianisme fut plutôt comme l'arc-en-ciel, signe brillant de réconciliation et d'alliance entre la religion et la société française. »
Ces belles images, je les emprunte avec grand plaisir à Sainte-Beuve, qui est souvent poète dans sa prose, plus souvent et plus vraiment poète que dans ses vers.
L'article de Fontanes était prêt. Il parut le 15 avril dans le Mercure : « pages durables », « éloquentes », « admirables ». « Heureux le critique favorisé du rayon et à qui il est donné d'atteindre sans effort jusqu'aux hauteurs ou du moins jusqu'aux bas-reliefs de l'histoire1.i Le cœur débordant de joie, Chateaubriand écrit à son ami :
(1) Au sujet de ces magnifiques articles de Fontanes, je réserve certaines particularités et hypothèses pour le volume qui paraîtra bientôt sous le titre : Du nouveau sur Joubert. (2-3) Original autographe. ↩