Chapitre III. Lettres de France. (Mai 1800-mai 1803) (suite)
[Chateaubriand] → [Fontanes], Mardi matin
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Bordeaux : Féret, 1896, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Mon cher ami, voilà le Mercure que vous demandez. Votre article réussit au delà de toute espérance; tout le monde vous adore. La Harpe vient de m'envoyer chercher par Migneret : il ne connaissait rien du livre. Il est ravi. Il s'est écrié : Voilà de la littérature ! voilà de la critique. Ah ! Messieurs les philosophes, vous aurez affaire à forte partie ! Voici deux hommes !... Le jeune homme (c'est vous) est mon élève; c'est moi qui l'ai annoncé. - Et puis le bonhomme a été saisi d'une espèce d'étourdissement. Je crains bien que cette puissante autorité littéraire ne nous reste pas longtemps. Ce sera une perte irréparable.
Faites un article sur Alfieri ; vous en feriez un sur le diable que le Mercure vous bénirait.
Mille fois à vous.
Mardi matin (2).