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L'Enchanteur 1768—1848

Liaison avec Fontanes

Chateaubriand et son groupe littéraire sous l'empire · 1 min de lecture · p. 331 · chapitre 86 sur 101

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris Calmann Lévy, 1889, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Fontanes d'abord. - Il en était encore avec son jeune ami au monsieur, au printemps de 1800; mais ce reste de cérémonie fit bientôt place à une familiarité, à un abandon sans réserve.

A m. Gueneau de Mussy

« 8 floréal an VIII (1800).

« Vos jeunes amis et les miens peuvent vous dire, Monsieur, avec quel intérêt je parle toujours de vous. J'aurais dû répondre plus tôt à la lettre aimable que vous m'avez adressée, mais des embarras de toute espèce font mon excuse. Je n'ai fait malheureusement qu'entrevoir Monsieur votre frère ; son âme m'a paru digne de la vôtre. Je regrette bien que les circonstances me privent de ce qui me plairait le plus. Que n'ai-je la liberté de me livrer à mes goûts les plus chers ! Je me livrerais aux arts, aux lettres, avec ceux qui les aiment encore; je m'entourerais de la société des jeunes gens qui, par leur éducation, leur esprit et leurs mœurs, sont l'espérance et seront un jour l'ornement de la patrie. Je vous aime et vous embrasse de tout mon cœur. FONTANES. »