Chapitre XXVIII
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M. de Chateaubriand admoneste Napoléon par sa démission d'ambassadeur plénipotentiaire en Valais. - Mot de Joséphine sur lui. - Il voyage en Auvergne et au Mont-Blanc. - Orga nisation craniologique de M. de Chateaubriand cause de ses contradictions en politique et en littérature.
Tout le vaste Olympe est ébranlé.
( HOMÈRE, Iliade. )
L'échauffourée de M. de Chateaubriand avec le cardinal, sa brusque démission avaient courroucé le consul. C'est une disgrâce, se disait-on ; et tout ce monde encourtisané de trembler pour le poète, de se hasarder à quelque consolation secrète, la porte fermée à double tour; eh bien ! au contraire, ce fut une faveur, un redoublement de faveur : de ce secrétaire d'ambassade, de cet oseur, Bonaparte fit son ministre plénipotentiaire dans le Valais. Pour ôter à cela toute apparence d'exil, car il n'y voulait pas même une arrière-pensée de rancune, le diplôme portait autorisation pour le ministre de voyager en France et en Italie, et de plus , la promesse de la première ambassade vacante.
Il allait partir, des chevaux étaient à sa chaise de poste ; il se rend au cabinet du premier consul pour prendre congé. C'était dans la fatale matinée du 21 mars.
M. de Chateaubriand remarque sur la figure du consul une grande altération, quelque chose de sinistre en son regard. Bonaparte, dans la foule, l'avait remarqué plusieurs fois ; mais pour couper court à tout embarras, il lui tourna le dos. M. de Chateaubriand ne s'en revenait pas moins pensif du château. Il s'en était étonné avec son ami Fontanes, qui n'avait pas manqué d'excuser le maître.
Les crieurs publics lui en révélèrent la véritable cause, la mort du duc d'Enghien.
Sur-le-champ il envoya sa démission de ministre plénipotentiaire en Valais.
« Joséphine, dit M. de Bourienne, Joséphine me parla du seul acte de courage qui eut lieu à cette époque, de la démission que M. de Chateaubriand avait envoyée à Bonaparte ; elle admira beaucoup sa conduite, et dit : « Quel malheur qu'il ne soit pas entouré d'hommes d'un pareil caractère ! cela l'arrêterait dans toutes les fautes que la constante approbation de ceux qui l'entourent lui font faire. »
Napoléon n'avait pas pour habitude de recevoir des admonitions. Fouché s'échappe tout au plus à dire, en comité secret et avec des amis bien sûrs : « C'est plus qu'un crime, c'est une faute. » Talleyrand-Périgord a l'impudence de reconnaître dans Bonaparte « un fond de calme et de prudence qui tempère ses entreprises, une retenue qui prévient tout abus, une verve, enfin, de justice et d'humanité » Les personnes qui ont le courage d'ouvrir les mémoires de ce Savary nobilifié avec du Rovigo, peuvent y voir comment il envisagea la chose.
Bonaparte n'en souffrait pas moins du vautour de Prométhée; alors vint la réprimande de M. de Chateaubriand. C'était harceler le lion rugissant.
» es amis, dit M. de Bourienne, furent plusieurs jours dans les plus vives alarmes ; ils venaient tous les matins de bonne heure s'informer s'il n'avait pas été enlevé pendant la nuit ; leurs craintes pouvaient n'être que très fondées. Je sais bien que pour moi, qui connaissais Bonaparte, j'ai été dans le temps extrêmement surpris qu'il n'ait pas donné de suite fâcheuse à la colère qu'il manifesta en recevant la démission de l'homme qui lui avait dédié son ouvrage ; franchement il y avait tout à redouter, et ce ne fut pas sans beaucoup de peine qu'Elisa parvint à conjurer un orage dont l'éclat aurait été terrible dans le premier moment. »
Je saute ici quelques lignes, qui sont une galanterie de M. Ladvocat à M. de Chateaubriand.
« Je me persuade, continue M. Villemarest ou M. de Bourienne, d'après la connaissance que j'ai du caractère de Bonaparte, que le premier feu de sa colère calmé, et bien qu'il conservât d'implacables ressentimens contre un émigré rentré qui osait châtier sa conduite d'une manière si positive, aussi solennelle; ce qui fut une cause de haine fut en même temps une cause d'estime. L'animosité de Bonaparte était, j'en conviens, très naturelle, car il ne pouvait se faire illusion sur la véritable signification d'une démission donnée dans une telle circonstance ; elle disait clairement: « Vous avez commis un • crime, et je ne veux plus servir votre gouvernement souillé du sang d'un Bourbon.i
Un pareil acte de courage, c'est mieux encore qu'un bon livre. Mon héros savait en faire des uns et des autres ; tant de gens mis en histoire sont vierges de ces deux genres de recommandation !
Le meurtre de Pichegru, L'incarcération de Moreau, tout cela est du machiavélisme de bonne foi; oui, cela prouve que Bonaparte poussait ouvertement au renversement de ses ennemis ; que, de plus, la cause libérale était tellement perdue en France, que, monarchie pour monarchie, des démocrates désenchantés préféraient l'ancienne, la vieille monarchie.
Mais ce procès de Moreau, procès également infamant pour les deux parties, qui corroda, empoisonna, cancéra ces deux illustrations guerrières d'Hohenlinden et des Pyramides, ce procès qui soulevait le rideau sur un Cromwell et un Monk aux prises pour les débris de la république; ce procès, et ces condamnations, et ces débats, et ces révélations mirent au grand jour et au complet les vertus de Bonaparte apparemment, car le tribunat, par la bouche du citoyen Curée, fit la motion de conférer au consul le titre d'empereur
Déjà, des le 4 août 1802, le premier consul avait, par un sénatus-consulte, nettoyé le tribunat de tout franc-parler. Il n'offrait plus que de remarquables caractères, tels que les citoyens Gillet, Jaubert (de la Gironde), Carion-Nisas, Grenier, Albisson, Challan, bénévoles, ardens à se disputer l'encensoir impérial avec une émulation qui prouvait en faveur du légitime gain de leurs appointemens. Le sénatus-consulte avait réduit les tribuns de cent à cinquante; mais l'élimination avait oublié ou respecté Carnot ; c'était un vote inflexible, mais on était sûr de l'anéantir sous la majorité servile. N'importe, il s'éleva contre la création de l'empire, comme il avait combattu le consulat à vie.
Le peu d'impression de sa généreuse allocution, vaguement combattue par le rossignolage du citoyen Siméon, fut étouffée sous un cataclysme de vers. Toutes les muses pensionnées chantèrent.
On assure que des propositions brillantes furent faites sous main au chantre d'A tala. Un vote aussi mélodieux que le sien manquait, il se faisait distinguer par son absence, oui, sans doute , mais est-il bien sûr qu'en 1804, la conscience encore un peu chargée, Napoléon ait convoité un homme dont il connaissait la probe inflexibilité? Peut-être est-il que le citoyen Fontanes, présidentdu Corps Législatif, prit sur lui de faire des démarches auprès de son ami ; et en effet, seul l'auteur du Génie du Christianisme pouvait, avec l'accent fort et saint du prophète, solenniser l'inauguration du nouveau Charlemagne.
Rien n'y put. Il achevait son grand ouvrage des Martyrs ; ses distractions se ressentaient de son indifférence aux choses politiques; c'étaient des articles dans le Mercure de France et des excursions en Auvergne, au Mont-Blanc.
En août 1805 il visite l'Auvergne. || y a peut-être trop de savoir dans ses relations. Quelques lettres à M. de Fontanes, faites cependant pour ›le public du Mercure de France, sont plus riches de faits historiques, de dates, de souvenirs, de remarques, de jugemens savans (je parle de ses lettres d'Italie), que le voyage de Dupaty si hérissé de points d'admiration, que celui de M. Simond cependant si recommandable, que les Promenades de M. Stendhal. Tant d'abondance et tant de concision, ces rois, ces évènemens, ces consuls, ces poètes, ces ruines, ces citations se pressant, se hâtant, tout cela tire un peu sur l'imbroglio ; c'est comme un cours d'histoire de M. Daunou, qui ne parvient à enseigner qu'une chose, c'est que le professeur a une immense érudition.
M. de Chateaubriand voyageant, surtout dans les pays historiques, a présente à la mémoire toute la parole écrite. Rien, par exemple, de passé sous silence de ce qui se rapporte à Clermont; pas la moindre infidélité de mémoire : l'antiquité gauloise, l'antiquité romaine, les chroniques chevaleresques, monastiques, se déroulent ; il distribue des mentions : Pascal, Massillon, Vercingétorix, Loup de Ferrières et Guillaume de Tyr; Lucain, Luérius, Bituitus, l'apôtre de l'Auvergne saint Austremoine, Chilping, Romains, Visigoths, évèques, chevaliers, barons, il donne audience à tous ; ils paraissent et s'écoulent comme la descendance de Banquo dans Macbeth. Il y a la matière de quelques volumes dans ces courtes lettres.
Pareille affluence de souvenirs ne pouvait sortir du Mont-Blanc. M. de Chateaubriand le visita la même année; cependant Virgile, Orphée, Saint-Preux ou J.-J. Rousseau, n'en accompagnèrent pas moins son imagination dans les anfractuosités de ses gorges couvertes de pins, et plus haut hérissées de glaçons sous les rayons sans vie d'un soleil d'août.
Il finit par annoncer indirectement son prochain voyage à Jérusalem.
* l'out ce que je demande, c'est qu'on ne me force pas d'admirer les longues arêtes des rochers, les fondrières, les crevasses, les trous, les entortillemens des vallées des Alpes. A cette condition je dirai qu'il y a des montagnes que je visiterais encore avec un plaisir extrême; ce sont celles de la Grèce et de la Judée. J'aimerais à parcourir les lieux dont mes nouvelles études me forcent à m'occuper chaque jour ; j'irais volontiers chercher sur le Thabor et le Taygète d'autres couleurs et d'autres harmonies, après avoir peint les monts sans renommée et les vallées inconnues du Nouveau-Monde. »
Mais, pendant ce temps-là, quelle face avaient prise ses opinions littéraires? Chose étrange que le promoteur des innovations dans la composition et le style, que le précurseur de la nouvelle école, celui qui se reflétait dans les essais de la jeunesse, s'attachât à tous les préjugés littéraires ! Cent ans d'antiquité sont toujours pour lui une consécration. Par le fait, il pousse, il poursuit, il continue la rénovation commencée par Voltaire; et, en théorie, ses instructions en détournent. il recommande tout ce qui est vieux ; il mène, il conduit, il entraîne aux anciens temples en même temps qu'il en élève un sur un plan architectural tout nouveau. Tel est le résumé de ses articles du Mercure de France.
Est-ce du savoir-faire? Certes, il est prouvé que la meilleure manière de catéchiser le public c'est de se mêler d'abord à ses adorations; des protestations classiques, et n'en continuez pas moins une route à part. Ce bon public! il a ses superstitions, ses châsses, ses reliques au Parnasse ; on l'effraie si l'on garde le chapeau devant ses madones. Voyez Byron, voyez Chateaubriand, ces grands sectaires, proclamer de solennelles professions de foi pour les doctrines de Pope et de Boileau ; et la multitude lisante, une fois sa conscience rassurée, s'est remise à Ata!a, à Don Juan, à Caïn; c'est Mahomet qui protestait de sa foi en Jésus-Christ, en Moïse.
Mais peut-être les hérésiarques de la littérature ne pensaient-ils nullementse moquer. Peut-être M. de Chateaubriand était-il de bonne foi ; alors c'est aux craniologistes à trouver la cause physique de ces dispositions dans leur phrénologie.
M. de Chateaubriand a certainement la bosse de l'innovation et celle de la stationnarité; mais la première, celle de l'innovation ou de l'opposition ou du libéralisme, commande à l'autre, de bien peu cependant. Toujours en littérature, en politique, l'opposition domine en lui; mais ce n'est pas sans subir les modifications de la stationnarité, et agir en conséquence. Si les précédens, si les circonstances, si enfin dans l'ordre moral, quelque chose que ce soit vient au secours de la protubérance toujours vaincue, elle se ravive, fonctionne avec succès, mais momentanément. Avec une pareille organisation on est condamné en naissant à une vie de contradictions.
Suivons-le. A peine adulte, il s'imboit des principes philosophiques, parce que c'est de la belle et bonne opposition; mais ils sont constatés en victoire par la révolution, il faut quitter cela. On lui indique une voie de nouveaux combats, c'est l'anti-philosophie: il s'arme, il met flamberge au vent.
Mais voilà que le consulat relève la religion, la réorganise. Plus d'opposition pour M. de Chateaubriand. Comment fera-t-il, lié qu'il est par les précédens? Cependant la conformation cérébrale commande impérieusement l'opposition ; il en fera contre l'empereur. Autre malheur; Napoléon tombe, la restauration vient empêcher le jeu de la protubérance querelleuse. Heureusement M. Decazes arrive avec le libéralisme; le Conservateur fut l'expression de la protubérance.
Hé bien ! le terrain lui manque encore. Ses vœux sont satisfaits : le triumvirat Villélien relève dans ses bras la religion et la monarchie, les prêtres et les émigrés ; M. de Chateaubriand va être content : point. La protubérance de l'opposition existe, elle fonctionne; il y a là le libéralisme qui lui offre de l'opposition à souhait. Il y va ; que le libéralisme triomphe, vous êtes sûr qu'il gémira : c'est ce qui est arrivé.
On le voit, il a toujours été malheureux pour avoir réussi ; jamais qu'il ait pu vivre sur un long et durable système d'opposition. Il n'a point embrassé de causes qui n'aient vaincu. Victorieux, plaignez-le ; au heu de félicitations, portez-lui des larmes ; ne le voyez-vous pas attristé d'un paisible avenir, embarrassé à chercher des combats ?
Tandis qu'il préconise dans le Mercure les modèles du siècle de Louis XIV, il compose , lui aussi; mais croyez-vous que, comme les soleils de lalittérature impériale, comme les Arnault, les Jouy, les Luce de Lancival, les Baour Lormian, il va imiter les imitations, et nous donner un troisième reflet delà belle littérature grecque? point du tout, il innove, et il innove de toute sa force; il peste contre les contempteurs de Boileau, il montre la source de la perdition humaine dans ces vers du maître :
Boileau, correct auteur de quelques bons écrits, Zoïle de Quinault et flatteur de Louis; il la montre encore dans ces vers de l'élève :
Sans feu, sans verve, et sans fécondité, Boileau copie.
Et par un effet particulier, l'aristarque trace en même temps le plan de ses Martyrs, le plus grand démenti que, de mémoire d'homme, on ait donné aux axiomes du législateur du Parnasse, qui a soutenu que des Chrétiens
Les mystères terribles, D'ornemens égayés ne sont pas susceptibles ; qui se moqua de ces pèlerins qui
Jouaient les saints, la vierge et Dieu par piété ‹ qui s'écria à propos du Tasse :
Hé ! quel objet enfin à présenter aux yeux, Que le diable toujours hurlant contre les cieux !
Ainsi, nous avons vu Voltaire contredit par Voltaire, Byron par Byron, et plus récemment Henri Latouche par Henri Latouche. Mais c'est que le noble lord, en parlant à Murray de cette architecture vandale élevée sur la belle architecture de Pope, voulait décliner toute solidarité avec les Leigh Hunt, les Shelley, les John Keats, les Proctor, les Hazzlitt, dont les productions ne savaient le contenter. Quant à l'auteur des Romantiques et des Classiques, c'est bien un libéral du Parnasse, il sent bien le charme des idées nouvelles ; il a battu en brèche le sanctus sanctorum classique; mais, à son grand désappointement, une volée d'imberbes camarades y intronisent leur Victor Hugo avec un grand Kyrie eleison, dans lequel il n'était pas le moins du monde nommé. Inde irœ.
Table des chapitres contenus dans le premier volume
CHAPITRE PREMIER. "Origine de M. de Chateaubriand. -'Son éducation. - Ses dispositions poétiques. - La campagne les développe . Page CHAP. II. M. de Chateaubriand novateur en poésie. - Son portrait. - Les Tableaux de la Nature. - Pourquoi il a plus tard renoncé aux vers. - Il réclame cependant sa part de gloire comme versificateur...
CHAP. III. Orageuse adolescence de M. de Chateaubriand. - Mystérieuses amours. - S'est-il mis en scène dans René? — Ses voyages à Paris.
CHAP. IV. Arrivée à Paris, en 1789. - Sa présentation à la cour. - Faible début littéraire. - Ses liaisons avec Fontanes, La Harpe, Ginguené, etc. - Émigration dos nobles. - Le régiment de Navarre et la sous-lieutenance. - Départ pour l'Amérique. . 46 CHAP. V. Arrivée aux Açores. — Ambassade de M. de Chateaubriand. - Le matelot-moine. - L'ami de M. de Chateaubriand. - Relâche à l'île Saint-Pierre. - Ossian à Terre-Neuve. - Arrivée de M. de Chateaubriand à Baltimore. 58 CHAP. VI. Arrivée à Philadelphie. - Entrevue avec Washington. - Il visite le champ de bataille de Lexingston. - Voyage sur la rivière d'Iludson. - Entrée dans le désert . 70 CHAP. VII. M. de Chateaubriand dans le désert. - Ses jouissances. - Gros manuscrit. - Première entrevue avec des sauvages. - Le sachem Iroquois. - Dangers à la cataracte de Niagara... 85 CHAP. VIII. M de Chateaubriand et ses sauvages changent de manière de voyager. - Vue des Apalaches. - Il descend vers le midi. - Son adoption dans une tribu sauvage. - Amours, mélancolie, retour. 99 CHAP. IX. Études politiques de M. de Chateaubriand chez les sauvages. - Despotisme chez les Natchez. - Le mico chez les Creeks. - Progrès du ministéralisme.- Formes républicaines au nord de l'Amérique .. 120 CHAP. X. M. de Chateaubriand dans la chaumière. - Il re. vient s'embarquer à Philadelphie. - Arrivée en France. - De l'émigration . 136 CHaP. XI. M. de Chateaubriand laissé pour mort. - Grande obligation qu'il a à l'adversité. - Commencement de l'Essai historique. - Ossian. - Traductions. 147 CHAP. XII. Pauvreté de M. de Chateaubriand à Londres. - Ses réflexions sur le malheur. - Ses passe-temps. - Historique de l'Essai sur les révolutions. - Son injustice actuelle contre ce livre. - Pourquoi ces préventions injustes? - L'Essai aux journaux républicains. 158 CHAP. XIII. Profession de foi de M. de Chateaubriand en
1796. - Examen de l'Essai historique sur les révolutions. - Comment vint le vieux républicanisme de la Grèce. - Les Spartiates et les jacobins. - Mérite de l'Essai nié par l'auteur, et pourquoi. - Doutes sur Marathon et Salamine. 174 CHAr. XIV. Suite de l'examen de l'Essai sur les révolutions.
Sincérité de M. de Chateaubriand dans son premier
ouvrage. - Ses allégations contre la religion chrétienne. - Ses prévisions sur la fin du christianisme. . 196 CHAP. XV. Une manie de M. de Chateaubriand. - M. Ladvocat et la petite malle. - Composition du poème des Natchez. - En quoi se rapprochent et diffèrent le Camoëns, Ercilla et Chateaubriand. - Étrange fantasmagorie de Paris. - Le Natchez à la comédie. - Innovation de l'auteur en poésie géographique .... 209 CHAP. XVI. Petites poésies de l'an 1797• - Grande révolution dans la conscience de M. de Chateaubriand. - Sa piété peut-elle être sincère? - Circonstances de sa conversion. - Preuves , raisons pour et contre... .. 230 CHAP. XVII. État du culte théophilantropique quand M. de Chateaubriand commença son apostolat. - Le christianisme persécuté lui fournit son public. - École religieuse en poésie. - Caractère de cette école en Angleterre, Milton, Kirke-Withe, Montgommery, Milman. - Ses ramifications sur le continent, Klopstock, Gessner, Chateaubriand .. 249 CHAP. XVIII. Situation de la France à la rentrée de M. de Chateaubriand. - Bonaparte. - Résurrection du Mercure de France. - Système de critique littéraire de M. de Chateaubriand .. 266 CHAP. XIX. Petite menterie de M. de Chateaubriand. - Preuves. - Publication d'Atala. - Effet qu'elle produit sur Napoléon. - Les Atalistes. - Grand succès. - Nombreuses traductions d'Atala. - Enthousiasme européen ... . 376 CHAP. XX. La poésie extérieure el la poésie intérieure. Paris placé dans un autre paysage, la poésie française serait toute différente de ce qu'elle est. - Pourquoi Atala ne plut pas à beaucoup de gens. - Analyse d'Atala. - Beaux morceaux de cet ouvrage. - Quel effet en attendre pour la foi chrétienne. - Le père Aubry.. •.... 288 CHAP. XXI. Violentes critiques d'Atala, apologies enthousiastes. - Le Publiciste. - Marie Chénier. Qu'est-ce que le goût? - Y a-t-il un goût dans les beaux-arts? - Coup-d'œil sur les littératures. - Pourquoi le goût varie-t-il à chaque siècle? - Parallèle d'Alzire et d'Atala. .. 508 CHAP. XXII. Effets du concordat en France. - Fontanes, La Harpe et Chateaubriand. - Publication du Génie du christianisme.- Ses nombreuses éditions. - Dédicace au premier consul. - Penchant de M. de Chateaubriand à l'opposition. 324 CHAP. XXIII. Examen du Génie du Christianisme. - Étranges assertions. - Perfection de sa poésie et faiblesse de son argumentation. - Paradoxes sur les mystères.- Examen de la Genèse de Moïse. - Belle peinture du déluge.... 337 CHAP. XXIV. Grandes beautés des seconde et troisième parties du Génie du christianisme. - M. de Chateaubriand égale Homère parfois. - Immortalité de l'âme. - Le platonicisme, source de beaucoup de dogmes du christianisme : pourquoi? - Aridité du ciel chrétien, par rapport aux autres, cause du rigorisme de notre clergé. 355 CHAP, XXV. L'épopée est-elle possible chez les modernes ? - M. de Chateaubriand au moyen âge eût été notre Homère. - Examen de sa Poétique du christianisme. - Drôles d'idées de M. de Chateaubriand sur le siècle de Louis XIV.. .. 372 CHAP. XXVI. Suite de l'examen du Génie du christianisme. Bonnes et mauvaises raisons de M. de Chateaubriand sur nos rites. — La messe. - Camaraderie dévote. - Sépultures païennes et sépultures chrétiennes. - L'ignorance aide à la bravoure. - Services que nous devons aux moines. - La géographie. - Immense avenir que nous promet la poudre à canon. . . 386 CHAP. XXVII. Entraînement de Bonaparte vers M. de Chateaubriand. - Le cardinal Fesch. - Nomination au secrétariat de légation à Rome. - Voyage en Italie. - Entrevue avec le Saint-Père. - Projet d'épopée à Baïes. - Alfieri à la bière. - Sainte Atala. - Le baptême litigieux à Rome. - Brouillerie. - Retour à Paris. Colère et adoucissement de Napoléon. 400 CHAP. XXVIII. M. de Chateaubriand admoneste Napoléon par sa démission d'ambassadeur plénipotentiaire en Valais. - Mot de Joséphine sur lui. - Il voyage en Auvergne et au Mont-Blanc. - Organisation craniologique de M. de Chateaubriand, cause de ses contradictions en politique et en littérature. 414
Slon site
cachet de Cabinet de lecture
à Paris J et Reliure de
cette époque -
Histoire de la vie et des ouvrages de m. de Chateaubriand. salon littéraire honoré
Sous presse :
UN ROMAN HISTORIQUE DE M. SCIPION MARIN, SUR LES AFFAIRES DU MIDI EN 1815. NUE DE COLOMBIER, N° SO, A PARIS. HISTOIRE
DE LA VIE ET DES OUVRACES DE M. DE CHATEAUBRIAND, CONSIDÉRÉ COMME POÈTE, VOYAGEUR ET HOMME D'ÉTAT, AVEC L'ANALYSE DE SES OUVRAGES;
Par scipion marin. Paris, galerie véro-dodat
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in 2010 with funding from
http://www.archive.org/details/histoiredelavie02mari