Séjour d’août 1791.
En bref
| Dates | Août 1791 : chute près des chutes, bras cassé ; « douze jours chez mes médecins, les Indiens de Niagara ». |
|---|---|
| Logement | Non précisé par les sources consultées. |
| Avec qui | Son guide hollandais ; les Indiens qui le soignent. |
| Certitude | Séjour attesté par les Mémoires ; logement inconnu. |
Le lieu
Les chutes se trouvent sur la rivière Niagara, qui déverse le lac Érié dans le lac Ontario, à la frontière entre l’État de New York et le Haut-Canada. La grande chute, en fer à cheval, dépasse cinquante mètres de haut.
Histoire
Connues des Européens par les missionnaires français, dont le récollet Louis Hennepin en 1678, les chutes sont en 1791 aux confins du monde colonisé. Chateaubriand, qui y manque de tomber dans le gouffre, en tire l’une des pages célèbres d’Atala. À New York, puis Albany, il demande un guide et des chevaux pour se rendre à Niagara et à Pittsburgh, d’où il comptait descendre l’Ohio. En 1822, à Londres, il résume sa vie d’émigré par cette course : de Niagara à l’armée des Princes, puis à l’Angleterre.
Ce qu’il en écrit
« Niagara efface tout. Je contemplais la cataracte que révélèrent au vieux monde, non d’infimes voyageurs de mon espèce, mais des missionnaires qui, cherchant la solitude pour Dieu, se jetaient à genoux, à la vue de quelque merveille de la nature […] »
Mémoires d’outre-tombe, livre VII, chapitre 8. · Lire le passage
« […] je le priai de me procurer un guide et des chevaux pour me rendre à Niagara et à Pittsburgh : à Pittsburgh, je descendrais l’Ohio et je recueillerais des notions utiles à mes futurs projets. »
Mémoires d’outre-tombe, livre VII, chapitre 2. · Lire le passage
« […] j’aurai le loisir d’arriver de la cataracte de Niagara à l’armée des Princes en Allemagne, et de l’armée des Princes à ma retraite en Angleterre. »
Mémoires d’outre-tombe, livre VI, chapitre 1. · Lire le passage
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe
